Les « psy-… »

Logo Cap-PsyConsulter un « psy » quand on en ressent le besoin, n’est pas chose facile. La première question étant : quel « psy » ? Psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste… Qui sont-ils exactement ?

En tout état de cause, le soin psychique n’est pas anodin. Sa réussite repose essentiellement sur la relation de confiance entre professionnel et patient. Cette confiance repose, entre autres, sur la clarté du cadre proposé par le praticien ; il ne faut donc pas hésiter à lui demander un éclairage à ce sujet.

Nous vous présentons ci-après les grandes « catégories » de professionnels de la relation psychothérapeutique. La liste n’est pas exhaustive, cependant nous espérons qu’elle vous permettra de mieux cerner la différence de formation et de statut de ces professionnels.

Le psychiatre :

Le psychiatre est un médecin spécialisé dans les troubles psychiques et les maladies mentales.

Comme tout médecin, le psychiatre peut poser un diagnostic, prescrire un traitement, une hospitalisation, assurer un suivi médical.

Le pédopsychiatre est un psychiatre spécialisé dans les troubles psychiques des enfants et adolescents.

Certains sont « psychiatres-psychothérapeutes » (voir un peu plus loin).

Les consultations chez un psychiatre sont remboursés par la Sécurité Sociale.

Le psychologue :

Le psychologue a une formation universitaire, et obtenu un diplôme l’autorisant à utiliser ce titre (le plus souvent un Master). Il peut, sous conditions, être également reconnu comme psychothérapeute.

Selon le Code de déontologie des psychologues (article 3) : « La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur la composante psychique des individus, considérés isolément ou collectivement. »

Il peut exercer dans différents champs professionnels et utiliser divers outils, en fonction de son cursus :

  • psychologue clinicien : il assure des entretiens à visée thérapeutique, mène des tests (psychométriques, projectifs…). Ses outils relèvent de son approche théorique (analyse, cognitivo-comportementale, systémique…). Il est formé à la psychopathologie, au fonctionnement normal et pathologique du psychisme ;

  • psychologue du travail : il apporte son expertise au sein des entreprises (directement ou comme prestataire), dans le cadre des politiques de ressources humaines. Ses actions : conseil en recrutement, en formation, en orientation ; réflexion sur les organisations du travail ; projets visant à améliorer les conditions psycho-sociales du travail…

  • psychologue du développement, psychologue scolaire, conseiller d’orientation-psychologue : ces métiers sont proches. Spécialisés dans les aspects liés au développement (cognitif, intellectuel, émotionnel) de l’enfant et de l’adolescent, ils interviennent généralement pour les difficultés scolaires, les troubles des apprentissages (dyslexie, dyscalculie…), et l’orientation scolaire. Ils proposent des dispositifs de prise en charge adaptés à chaque cas. De ces exercices, est née une discipline, la psychopédagogie, à la frontière entre psychologie et éducation (étude des conditions éducatives, des freins à l’apprentissage, élaboration de méthodes alternatives…) ;

  • neuropsychologue : il est spécialisé dans l’étude du cerveau, l’analyse des troubles cognitifs, leurs déterminants et leurs composantes neurologiques, et leur retentissement sur le fonctionnement global.

Le psychothérapeute :

Le titre de psychothérapeute est protégé par la loi depuis 2004 (article 52 de la loi 2004-806, et décret du 7 mai 2012). Pour user de ce titre, il faut avoir obtenu l’agrément de l’ARS et être inscrit sur le registre national des psychothérapeutes.

Cette profession regroupe des professionnels issus de cursus différents (médecine, psychologie, thérapie, psychanalyse…).

Le psychothérapeute accompagne les patients présentant une souffrance psychique, pour les amener à un mieux-être. La psychothérapie elle-même peut prendre des aspects divers selon l’approche et l’école auxquelles est formé le professionnel.

Les autres praticiens :

  • Le psychanalyste : cette profession est réglementée par les praticiens eux-mêmes au sein de leurs organisations professionnelles. Habituellement, le psychanalyste, pour être inscrit au répertoire d’une association représentative, doit avoir suivi lui-même une analyse, et être supervisé par ses pairs durant ses premières années d’exercice.

Cette condition lui donne accès au titre de psychothérapeute.

La pratique relève directement des principes et des exigences de la psychanalyse.

  • Le « psychopraticien » : Ce terme, relativement récent, est apparu (après consensus entre les principaux syndicats professionnels concernés) pour nommer des thérapeutes qui, depuis la loi de 2004, ne pouvaient plus user du titre de psychothérapeute. Il regroupe des professionnels de divers horizons, issus de formations généralistes ou spécifiques. Certains professionnels peuvent préférer d’autres dénominations : thérapeute, praticien, coach de vie… Ces appellations sont généralement associées à la discipline exercée. On y trouve ainsi, par exemple, des professionnels de : l’hypnothérapie ; la programmation neuro-linguistique ; la sophrologie ; les thérapies à médiation corporelle ; les thérapies systémiques et transpersonnelles ; la Gestalt-thérapie ; l’art-thérapie ; l’EMDR ; etc.

Même si l’utilisation de ces dénominations est libre (non encadrée par la loi), certains syndicats ou fédérations ont émis des règles de bonne pratique, et mis en place des annuaires professionnels. Ils délivrent parfois des « labels » internes, garantissant une formation solide et l’adhésion à une déontologie. En outre, les organismes qui dispensent les formations dans ces disciplines délivrent généralement un « certificat » attestant du cursus suivi.